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Le coup d’un soir : les Femmes sont-elles les égales des Hommes?

Il était une fois les années 2000 et Sex and the City, série américaine créée par Darren Star. Carrie Bradshaw, journaliste new-yorkaise, s’inspire de sa propre expérience et de celles de ses amies pour écrire des articles sur le sexe et les relations amoureuses. Arrosés de Cosmopolitan et de Champagne, les coeurs rient et les larmes se partagent. Bien après cette série comédie, que pourrait-on écrire aujourd’hui à Paris presque vingt-ans plus tard ? En 2019, les idées et les bons conseils de Carrie Bradshaw sont-ils encore d’actualité ?
Dans le premier épisode, la journaliste s’interroge sur la possibilité pour une femme de désormais faire l’amour « comme les hommes », c’est-à-dire sans sentiment. En 2019, Tinder, Happn, Once, Grindr sont une voie royale pour rencontrer et coucher… Il semblerait que depuis Sex and the City les choses aient encore largement évolué.

« Plaisir d’offrir »

Diane, 21 ans, ne rend de comptes à personne. Elle n’hésite pas à se comporter tel « un homme » libre de l’instant et de ses envies. Parfois, elle avoue que les rencontres peuvent s’avérer plus compliqué. Elle accepte des relations sexuelles pour faire plaisir à son partenaire, même si elle-même n’a ni envie ni sentiment. « Une sorte de plaisir d’offrir ! » s’amuse t-elle. L’instant présent a une grande part de responsabilité dans cette envie de sexe. Lors d’une soirée, lorsque la rencontre est agréable et le moment propice, Diane n’hésite pas à rentrer accompagnée. Et lendemain, elle reprend le cours de sa vie. « C’est seulement un moment. En 2019, on couche le premier soir. » affirme t-elle. Pour la jeune femme, ce n’est pas une question d’être un homme ou une femme mais plutôt d’envie. Elle ajoute: « on peut avoir envie de s’offrir à un homme sans pour autant l’aimer. Par ailleurs, si on est un peu plus égoïste… On peut juste avoir envie de se faire plaisir avec une quelconque personne. »

Quid du conte de fée

Pour Paul, 25 ans, habitué de Tinder et du « sexe rapide servi sur un plateau d’argent ! » comme il le dit fièrement, les femmes sont en 2019 aussi libres que les hommes sur les préjugés et le tabou du sexe. Les femmes savent ce qu’elles veulent et si, ce n’est que du sexe, les limites sont d’emblée établies. Paul confirme que le stéréotype de la femme rêvant au mariage avec enfants, au prince charmant et au conte de fée, n’existe plus. Diane n’est pas totalement d’accord avec cette idée. Si un homme lui plaît vraiment, elle ne couche pas avec lui le premier soir: « il me plaît, il m’intimide. J’ai envie que ce soit différent. »

Une féminisation de la société ?

A tous nos idées et nos histoires. A la femme ou à l’homme avec lequel, on couche parce qu’on a trop bu, parce qu’on est seul, parce qu’on est malheureux ou trop joyeux, par erreur ou par passion… Jules, 20 ans, s’accorde à l’idée que plus les femmes vieillissent, plus elles perdent cette gêne du jugement des autres. « Il persiste un regard plus néfaste sur la femme qui couche avec « n’importe qui » que sur l’homme qui fait de même. Mais globalement, la liberté sexuelle des femmes est acquise. » assure t-il.
Dès 1960, la pilule contraceptive circule aux Etats-Unis et en 1967, elle débarque en Europe. Les corps féminins se dévoilent. Minijupes, seins nus au cinéma apparaissent. A la radio, dans les magazines féminins, on parle librement des relations sexuelles et amoureuses. Essor des divorces, littérature sulfureuse… Mai 68 : le temps est à la contestation de l’ordre bourgeois et patriarcal. « Faites l’amour pas la guerre », « jouissons sans entrave » s’affichent sur les murs des universités. La révolution sexuelle ou libération sexuelle frappe le monde libre. C’est « l’amour libre » !
Pour Jules, pendant les années 70, les femmes ont reproduit le modèle masculin. Elles ont acquis le graal réservé au mâle : la liberté de baiser. Toutefois, selon lui, en 2019, un paradoxe se crée dans les relations. « De nos jours, beaucoup de femmes réclament la fidélité, l’amour et autres… Ce sont donc les hommes qui s’adaptent et se soumettent à un concept plus « féminin ». C’est une véritable féminisation de la société. » conclut Jules.

Loin d’être aussi catégorique sur cet inversement des rôles entre hommes et femmes, on espère toutefois que Madonna sera un jour présidente des Etats-Unis et Sarah Jessica Parker élue sénatrice !
A chacun et chacune son parcours sexuel et ses histoires d’amour.
Vingt-ans après, on peut répondre à Carrie Bradshaw que les parisiennes sont libres de faire l’amour « comme les hommes ». Le sexe sans sentiment, c’est plus facile. « Mais au fond de chaque femme, il y a une petite étincelle d’amour. » croit Diane. La vie balade chacun d’entre nous entre rencontre et inattendu. Croit-on encore au Happy End ? Après trois Cosmopolitan et deux films avec Jude Law, on a envie de finir par :

Ils vécurent heureux et eurent une vie sexuelle épanouie…

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