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“Les oubliés de la République”: Jean-Pierre Cubertafon, deputé Modem

Il pleut sur Paris. Mercredi 11 avril 2019, il est 11 heures lorsque nous rencontrons le député modem Jean-Pierre Cubertafon. Badge fixé sur la veste, la caméra discrètement dissimulée, nous pénétrons dans les coulisses du Palais Bourbon. Bienvenue au coeur de la République Française, bienvenue à l’Assemblée Nationale !
Crise des gilets jaunes, réforme du système de santé et revalorisation de la fonction de Maire : Jean-Pierre Cubertafon se confie sans langue de bois.

La tension règne au Palais ! Après trois mois de grand débat national, l’heure est au bilan pour le gouvernement et les citoyens. Alors, quelles nouvelles mesures vont aboutir de ces contributions? Gouvernement, députés et français en colère vont-ils enfin trouver un terrain d’entente ?
Au 101 rue de l’Université, bureau 7517, Jean-Pierre Cubertafon, député de la 3ème circonscription de la Dordogne est au travail. « Depuis le mois de novembre, nous rencontrons une crise sociale représentée par le mouvement des Gilets Jaunes. Avoir mis en place ce grand débat, avoir pris finalement la peine de demander l’avis de tous les Français, Gilets Jaunes ou non, est un grand pas pour le gouvernement. » affirme le député modem. La veille, le premier ministre Edouard Philippe a présenté les premières mesures à l’hémicycle. Beaucoup de propositions semblent être sorties des contributions citoyennes. « Les solutions concerneront le problème de la fiscalité, des revenus et de la sécurité. Cette crise des Gilets Jaunes a surpris tout le monde et a mis en évidence des gens qui sont des oubliés de la république. » constate Jean-Pierre Cubertafon. Il espère que les « violons » du gouvernement s’accorderont à ceux de l’Assemblée Nationale dans l’intérêt de tous les Français.

Se battre pour une santé plus juste

Jean-Pierre Cubertafon oeuvre pour les « oubliés ».« Le problème n°1 pour les Français et les Françaises, c’est la santé. » est-il  convaincu. Ancien cadre dans l’industrie pharmaceutique, il mène aujourd’hui la commission d’enquête sur l’égal accès aux soins et les politiques publiques mises en oeuvre pour lutter contre les désertifications médicales. « Dans ma circonscription, on manque de médecins. » se désole le député du Haut-Périgord. L’hémicycle a voté en première lecture la loi « santé 2022 » et des mesures ont été prises comme notamment la suppression du Numérus clausus. Pour Jean-Pierre Cubertafon, la crise sanitaire reste loin d’être résolue: « Il y aura un délai important pour que cela soit efficace. Il ne faut pas se voiler la face, on est dans une situation difficile. Il manque de médecins. L’accès au soins en France devient inégal et se dégrade. » .

Maire dans l’âme

Avant d’être député, Jean-Pierre Cubertafon fut Maire de Lanouaille pendant 22 ans. Il se réjouit alors d’annoncer qu’une maison de santé va ouvrir en octobre prochain dans cette commune d’un millier d’habitants. Une douzaine de professionnels paramédicaux se sont associés, ont réfléchi puis présenté un projet. « Dans un dernier temps, les élus ont suivi. C’est le fréquent problème des maisons de santé: ce ne doit pas être un projet immobilier ou un projet des élus. Cela doit être voulu et préparé par des médecins sinon c’est voué à l’échec. » confie le député avant d’ajouter: « Pourquoi les maisons de santé ne seraient-elles pas un pari gagnant? Elles peuvent être facteur de réussite pour faire venir des médecins découvrir notre belle Dordogne ! » Fier de ses racines, l’ex-maire défend ses premières couleurs. Pour lui, les élus attendent la revalorisation de leurs fonctions:
« Les maires sont des gens importants qui connaissent bien, voire le mieux, leurs communes et leurs administrés. Il ne faut pas les écarter des décisions qui concernent leur territoire. »

La pluie a cessé. La lumière envahit les différents couloirs, la bibliothèque et l’entrée de l’hémicycle. «On l’appelle l’arène! » , s’amuse le député avant de nous faire découvrir les jardins. Une salle de sports, deux restaurants, un coiffeur, un pressing, des chambres pour les députés et même un bureau de poste ! Une vie de vrai village agite ce lieu au coeur de Paris. Mais malgré la pluie et loin de sa verdure bien-aimée, Jean-Pierre Cubertafon salue tous les gens qu’il croise d’un sourire franc et d’une chaleureuse poignée de mains. Le téléphone du député sonne. C’est l’heure d’une interview pour la radio. Il s’excuse: « Retour au combat pour une France plus juste! A bientôt ! ». Sur le parvis du Palais Bourbon, le temps se suspend un instant. Puis nous passons portiques de sécurité et escouade de CRS, et la vraie vie redémarre…

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